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French):
Coiffure
et beauté Internationale,
Sept. 1993
Les
nouvelles esthétiques, Dec.
1995
Dépêche
mode, March 1996
Médecine
douce, May 1996
Madame
Figaro, 26 Oct. 1996
Modes
et travaux, April 1997
Cosmopolitan,
Oct. 1997
L'EXPRESS,
n°2541 16-23 March 2000
Les nouvelles
esthétiques, Dec. 2000
Votre
beauté, Feb. 2001
> emaclic,
Aug. 2001
Madame
Figaro, March 2002
Gala
n°261 , April 2002
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ODILE CHARTIER, des pieds à la tête
Odile Chartier dirige le Centre Solveg, rue Washington,
à Paris. Sa spécialité : le pied, dont elle connaît
les points sensibles et les mystérieuses relations qui l'unissent
au corps. Elle nous livre les secrets de son métier, consacré
avant tout à la relaxation et au bien-être.
Propos recueillis par La rédaction
Emaclic : Quels
types de soins procurez-vous au centre Solveg ?
O.C. : Nous procurons
essentiellement des soins de bien-être, qui ont un intérêt
préventif et curatif. Il ne s'agit pas de faire des miracles
sur les parties du corps qui seraient endommagées, mais de réveiller
des parties du corps un peu encrassées ou endormies. Nous pratiquons
la technique de la réflexologie plantaire, qui est une
technique très puissante et très intéressante,
à la fois pour les choses physiques et psycho-émotionnelles.
Plus précisément, la réflexologie plantaire consiste
en un massage des pieds par pressions sur un certains nombre de points.
En effet, les pieds sont le reflet du corps et quand on colle les deux
pieds l'un contre l'autre on a une image du corps entier. Les orteils
représentent la tête ; les bords internes la colonne vertébrale,
avec de chaque côté les différents organes du corps.
Les pieds sont reliés au reste du corps par le réseau
nerveux, la circulation vasculaire et la circulation énergétique
qui passe par les méridiens. Grâce à ces trois avenues,
la réflexologie cherche à avoir une action sur
les organes eux-mêmes : colonne vertébrale, jambes, organes
intérieures, hormones, amélioration du flux lymphatique.
Emaclic : Quels sont
les autres techniques que vous pratiquez ?
O.C. : Ce sont le drainage lymphatique,
qui permet une meilleure circulation des liquides dans le corps et qui
a un effet relaxant. Après un drainage, normalement, la jupe
flotte un petit peu alors qu'on se sentait serrée en entrant.
La dernière méthode est l'Ito-thermie, d'origine japonaise,
qui travaille sur les méridiens par l'intermédiaire de
la chaleur et du massage.
Emaclic : Quelle clientèle
avez-vous l'habitude de voir ?
O.C. : Elle va de 7 à 77 ans.
J'ai beaucoup de personnes jeunes qui viennent me voir quand elles se
sentent assez épuisées, notamment au moment des examens.
Le traitement abaisse leur stress et leur redonne de la vitalité.
Emaclic : Parmi ces techniques
relaxantes, utilisez-vous aussi des soins plus esthétiques
?
O.C. : Oui, nous utilisons par exemple
le massage facial, ou une technique qu'on appelle le pincement Jacquet.
Il s'agit d'une méthode de gymnastique des muscles du visage,
ce qui permet de réanimer les tissus du visage et de les revitaliser
en profondeur. Pour les jeunes, cette technique est très intéressante
pour traiter l'acné. C'est d'ailleurs la raison de sa création,
dans les années 30. Cela servait d'abord à éliminer
les acnés juvéniles difficiles, qui se prolongent parfois
jusqu'à 20-25 ans et qui sont très mauvaises pour l'image
de soi.
Emaclic : Quel a été
votre itinéraire jusqu'à la création du centre
Solveg ?
O.C. : J'ai commencé par une
carrière de libraire-éditeur aux éditions "L'Harmattan",
qui publie des livres sur tous les pays du monde. Puis un jour j'ai
décidé que j'avais envie de travailler pour moi. J'ai
commencé à m'intéresser à la méthode
Ito-thermie dès les années 80. Je l'ai apprise
d'un maître japonais qui était passé à Paris
pendant quelques années. J'ai pratiqué d'abord pour moi-même,
puis pour les amis, la famille
Cela m'a fait comprendre que j'aimais
m'occuper du corps. Je me suis lancé dans plusieurs stages de
formation pour la réflexologie et le drainage lymphatique. Je
m'y suis consacrée complètement 3 ou 4 ans avant de commencer
la pratique. Depuis, j'apprends avec mes clients qui me donnent souvent
beaucoup d'eux-mêmes.
Emaclic : Quel a été
le véritable déclic pour passer d'une carrière
à l'autre ?
O.C. : Un des facteurs a été
la rencontre avec les huiles essentielles, qui sont des produits
extraordinaires. Cela a été un choc pour moi le jour où
je me suis rendue compte de leur efficacité. Je me suis attelé
sérieusement au massage pour travailler avec ces produits. Il
existe des huiles relaxantes, dynamisantes, des huiles qui permettent
de faire un nettoyage pulmonaire et respiratoire en profondeur, d'autres
qui aident à la digestion
Emaclic : Dans les relations
que vous avez avec vos clients, est-ce qu'il y a des choses qui dépassent
le simple aspect technique ?
O.C. : Bien sûr. Chaque personne
est en quelque sorte une note de musique ou une harmonie. Dans une relation,
il est indispensable que les deux notes, les deux vibrations s'accordent.
L'accord peut devenir de plus en plus parfait au fil des séances
ou cela peut marcher du premier coup. Parfois cela ne fonctionne pas.
Dans tous les cas je reçois énormément de mes clients.
Mais je fais attention à toujours respecter leur personnalité.
Le rapport que nous avons peut être délicat et je cherche
à ne jamais prendre trop de place. Le fait de toucher le corps
facilite le lâcher prise et l'abandon ; c'est pourquoi la personne
qui touche le corps doit rester humble et ne pas prendre le "pouvoir".
Emaclic : Votre métier
est parfois à la limite de la médecine et de la
psychanalyse. Comment réagissez-vous face à des personnes
qui vous réclament une thérapie de l'esprit ?
O.C. : Je suis toujours très
claire. Je m'occupe uniquement du corps, sans être dans le domaine
médical. J'accepte qu'on me dise les choses, mais je ne me pose
pas alors en thérapeute. Il ne faut pas vouloir en faire trop
même quand il s'agit d'aider. Reste une ouverture du cur,
une certaine attention à avoir avec tous. Quand les choses se
transforment à l'intérieur du corps grâce à
ces méthodes naturelles, les gens se sentent mieux. J'invite
leur corps à s'auto-guérir : je ne suis que le dynamiseur
de ce qui se passe en eux. Tout est d'abord une question de volonté
: si la personne a décidé de ne pas guérir, toutes
les méthodes resteront inefficaces.
Emaclic : Est-ce
que vos soins prennent en compte le mode de vie à l'extérieur
?
O.C. : Oui.
Pour que les soins soient efficaces, il faut que les gens remettent
de l'ordre dans leur vie, à tous les niveaux : l'alimentation,
le sommeil, le travail. Il s'agit surtout de ne pas accumuler les excès
: fumer trop, manger trop de sucreries, sortir toutes les nuits (ça
c'est pour toi mon gros). Venir ici participe d'une certaine logique
; on ne peut pas tirer à la fois dans un sens positif et négatif.
Encore une fois, tout passe au départ par une prise de conscience
et la volonté de faire des efforts.
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